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Une communication responsable dans le respect des familles mais aussi pour éviter la contagion suicidaire.

Annoncer un suicide : le poids des mots et des images dans les médias et sur les réseaux sociaux
L’annonce d’un suicide, qu’elle provienne des médias traditionnels ou des réseaux sociaux, est un acte porteur de lourdes conséquences. Une communication irresponsable ou sensationnaliste peut aggraver le risque de « contagion suicidaire ». StopSuicide rappelle les bonnes pratiques pour aborder ce sujet avec éthique, en protégeant les personnes vulnérables et en favorisant la prévention.
Les risques d’une annonce irresponsable
Les études démontrent que la manière de relayer un suicide influence directement les comportements à risque. Une couverture médiatique détaillant les méthodes, lieux ou circonstances, ou présentant le suicide de manière romantisée, peut provoquer des passages à l’acte chez des personnes fragilisées. Sur les réseaux sociaux, la viralité de contenus non modérés amplifie ce danger, particulièrement chez les jeunes.
Recommandations clés pour les médias
StopSuicide insiste sur ces règles fondamentales :
- Éviter les détails explicites (méthodes, lieux, moyens).
- Bannir le sensationnalisme (titres chocs, images dramatiques).
- Utiliser un langage précis : privilégier « mort par suicide » aux euphémismes (« s’en est allé ») ou expressions culpabilisantes (« suicide réussi »).
- Toujours mentionner des ressources d’aide (ligne 3114, SOS Amitié).
Exemple de formulation responsable :
« Une personne est décédée par suicide hier. Sa famille a demandé le respect de son intimité. Si cette nouvelle vous affecte, contactez le 3114. »
Les réseaux sociaux : vigilance collective
Chaque utilisateur doit y agir avec responsabilité :
- Modérer les publications : ne pas partager de rumeurs, photos ou lettres d’adieu.
- Signaler les contenus à risque (glorification du suicide, méthodes explicites).
- Privilégier l’écoute active : orienter vers des professionnels plutôt que commenter publiquement une détresse.
L’importance des récits porteurs d’espoir
Pour lutter contre la stigmatisation :
- Partager des témoignages de résilience et de reconstruction.
- Rappeler que le suicide est évitable et que des solutions existent.
- Sensibiliser aux signaux d’alerte (repli social, propos désespérés, changements comportementaux).
Conclusion
Parler du suicide est nécessaire pour briser les tabous, mais exige une rigueur éthique constante. Médias et réseaux sociaux ont le pouvoir de sauver des vies en adoptant un discours préventif et respectueux. Comme le souligne StopSuicide : « Chaque mot compte. Chaque partage peut être une bouée. »
📉 Ce qu’il ne faut pas faire
- Ne pas mentionner le mode opératoire.
- Ne pas publier de lettres ou messages d’adieu.
- Ne pas romantiser ni héroïser le geste.
- Ne pas publier de photos du défunt ou du lieu.
✅ Ce qu’il faut faire
- Exprimer son émotion sans entrer dans les détails.
- Rappeler l’existence de solutions et de numéros d’aide.
- Proposer une lecture préventive, sans voyeurisme.
- Relayer des messages positifs, issus de sources fiables.
Effet Werther | Effet Papageno |
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Surmédiatisation | Témoignage sobre |
Détails choquants | Histoire de résilience |
Héroïsation du défunt | Focus sur les ressources |
Risque de contagion | Effet protecteur |
Ressources clés :
- Ligne nationale de prévention du suicide : 3114 (24h/24)
- SOS Amitié : 09 72 39 40 50
- SSPO
- SAMU
- QUALISOCIAL (PN)
Les sources fiables sur le sujet : https://papageno-suicide.com/
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Source : StopSuicide.fr, 12 juillet 2025.